Lors du séminaire du 16 mars 2018, le professeur Schafer a développé l’exemple du vote et de l’utilité d’employer les smart contracts et la blockchain dans ces domaines d’exercice démocratique. Le consensus distribué permet de ne pas lier l’exécution d’une action à sa validation par une personne de confiance. Une analyse comparée des systèmes de vote pourrait mettre en évidence les situations dans lesquelles les smart contracts présenteront un intérêt.

Deux domaines n’ont pas été abordés lors du séminaire et le seront bien évidemment dans le cadre des « smart social contracts » : celui de la santé et de l’éducation. Ils sont en effet d’une particulière acuité sur la blockchain et soulèvent des réflexions communes.

D’une part leur utilité est liée à celle de l’organe centralisateur qui implique de resserrer leur emploi sur des champs pertinents. Pour l’éducation, par exemple, il s’agirait de mettre en œuvre les smart contracts dans un processus de certification des compétences des étudiants et pour le domaine de la santé, le smart contract serait convaincant dans la mise en œuvre d’un registre certifié et distribué notamment sur les volontés relatives à la fin de vie.

D’autre part, ces smart social contracts (démocratie, éducation, santé et possiblement d’autres) soulèvent la question de la protection des données à caractère personnel, liée à la « pseudonymisation » des informations personnelles sur la blockchain et non à leur « anonymisation ».
Mis à jour le 7 janvier 2019